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🎬 Les crimes de Grindelwald (⭐⭐⭐⭐⭐)

03/03/2019

 

"En 1927, quelques mois seulement après son arrestation par le Congrès magique des États-Unis, Gellert Grindelwald s'évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de régner sur l’ensemble de la population non magique. Albus Dumbledore, un professeur renommé de l'école de sorcellerie britannique de Poudlard, et ancien ami d'enfance de Grindelwald, semble le seul en mesure de l'arrêter.

Dumbledore se dit incapable d'affronter lui-même Grindelwald, mais conseille discrètement à son ancien élève, Norbert Dragonneau, de retrouver le jeune Croyance Bellebosse en quête de son identité, avant que Grindelwald ne puisse l'influencer. C'est l'occasion pour Norbert de retrouver ses amis Tina, Queenie et Jacob."

 

Le plus dangereux sorcier du monde magique s’évade et compte bien entrer en guerre contre les Moldus. Sur sa route, il va retrouver Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), mandaté par Albus Dumbledore (Jude Law) pour une mission secrète. On ne vous en dit pas davantage, mais voilà pour le point de départ de l’opus Les Animaux Fantastiques : les crimes de Grindelwald, suite d’un film qui avait rapporté 722 millions d’euros dans le monde. L’objectif est simple : faire mieux et installer une nouvelle franchise qui fera l’objet de cinq films au total.

 

Si on doit trouver une différence majeure entre ce second opus et son aîné, c’est sans aucun doute l’ambiance radicalement différente. Bien qu’on retrouve l’ensemble du casting du premier volet, auquel se joignent Jude Law, Johnny Depp ou encore Zoë Kravitz, l’humour a quasiment disparu pour laisser place à un long-métrage qui flirte allégrement du côté du thriller. Et si le bestiaire se montre toujours aussi lumineux, l’accent est davantage mis sur une société magique en proie à des conflits internes idéologiques.

 

Le premier opus était simple et limpide, un récit presque enfantin, nous présentant le bestiaire fantastique de Newt Scamander avec autant de candeur que la visite guidée d'un zoo. Il en était resté un sentiment de fraicheur vis à vis de l'univers Pré-Harry Potter mais aussi la frustration d'une trop grande facilité d'écriture.

 

Ce second volet, bien plus sombre, reprend la trame initiée dans le premier autour de Grindelwald et Creedence, cette fois-ci étoffée par une flopée de personnages, Dumbledore et Lestrange en tête de file. Fini donc l'étalage d'animaux superflus, le scenario s'immisce lentement mais surement vers une rivalité de clans, tout comme Serpentard vs Gryffondor. Le Paris des années 20, tout comme le New York du précédent, est représenté de manière sommaire et graphique, ne mettant en valeur que quelques lieux symboliques et portant l'accent sur des décors imaginaires; un grand amphithéâtre sous le Père Lachaise, un Ministère français de la magie Art déco, façon Galerie Lafayette... JK Rowling étend son univers au delà du Royaume Uni, mais ne s'y attarde pas. Le personnage de Nicolas Flamel, prometteur, n'est que très peu exploité et ce, malgré l'immense richesse historique qu'offrait la capitale.

 

La différence de ton entre les deux films et la densité du récit installe une certaine confusion de prime abord mais ouvre quantité de pistes pour les suivants. De nombreuses histoires secondaires sont amorcées sans que l'on sache encore où elles nous mèneront, tandis que des révélations, dont personne ne se souciait, surgissent. Les 'Crimes de Grindelwald' est un film transitoire qui rompt avec le caractère démonstratif du premier en forçant les fans de la première saga à s'interroger sur la multitude d'indices disséminés et la complexe ramification entre les personnages. A vouloir trop diversifier l'intrigue, il risque de mettre à l'écart le spectateur moins averti ou peu curieux, voire contrariera le fan intransigeant qui n'acceptera pas les quelques souplesses scénaristiques. Malgré tout, la manière dont cet univers s'élargit n'est pas redondante et le final, contesté par certains, reste ouvert.

 

 

 

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June 13, 2019

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