Pas un bruit (2016)

12/10/2018

 

 

Maddie Young (Kate Siegel) est une jeune écrivain sourde et muette ayant décidé de s'installer seule dans une maison au fond des bois, espérant que le calme et la solitude lui permettraient de retrouver l'inspiration pour écrire son prochain livre. Après une petite visite amicale de sa voisine, Sarah (Samantha Sloyan), elle ne se doute pas le moins du monde de la présence d'une autre personne près de la maison, un homme masqué et sadique (John Gallagher Jr.) qui est bien décidé à la tuer.

 

Voilà la nouvelle petite perle du home-invasion, "Huch" (ou "Pas un bruit" en France) de Mike PUTAINDE Flanagan (et co-produit par sa femme Kate Siegel qui joue également le rôle principal)! Non sérieusement, quel plaisir de le retrouver après son chef d'œuvre de l'horreur "Occulus". Passé quasiment inaperçu et sans aucune sortie cinéma "Huch" s'avère être une véritable surprise.

"Une jeune écrivaine sourde qui s'est retirée au fond des bois pour vivre dans la solitude doit défendre sa vie en silence quand un tueur masqué apparaît à sa fenêtre."

Oeuvre d'une intelligence folle, le réalisateur affine son écriture, et soigne les moindres détails, plongeant dès le premier plan le spectateur dans une maison perdue au milieu d'une forêt et posant les bases de l'ambiance de son œuvre. Le film s'avère être un véritable roller-coaster de sensations, le spectateur se retrouve prit au piège dans une ambiance sombre avec cette femme, totalement perdue, incapable de crier et d'entendre le moindre son.
Jouant tout du long avec les bases du home-invasion il se veut au final être bien plus malin et s'amuse avec les codes pour mieux nous déstabiliser. Mike Flanagan use toutes les capacité inhérentes aux particularités de sa femme pour jouer sur le côté sonore en faisant entendre au spectateur ce que l'héroïne ne peut entendre ou en réduisant au maximum la bande-son pour laisser la place aux bruits naturels. Une prise de risque qui amplifie le sentiment de peur et d'angoisse. Le côté gore est également très bien géré par quelques sursauts d'hémoglobine très réalistes qui, de par le calme général de l'œuvre, accentue la violence de la scène.
On peut reprocher une histoire (encore une fois) trop simpliste propre à ce genre de cinéma, mais pour Monsieur Flanagan, "simplicité" ne veut pas dire "fait à l'arrache" et il parvient à rendre son œuvre intéressante grâce à une mise en scène soignée et quelques twists qui font mouche à chaque fois.
Le véritable point fort de cette œuvre est sans hésitation Kate Siegel qui porte le film à elle seule. Sans le moindre bruit et grâce à un jeu absolument hallucinant de sincérité (je ne sais pas si elle est réellement sourde et muette, mais on y croirait), elle parvient à nous faire ressentir sa détresse, ses douleurs et sa peur.

"Huch" confirme le talent de Mike Flanagan qui nous livre un home-invasion oppressant et terriblement angoissant. Une immense réussite, à la fois extrêmement intelligente et très simpliste qui fait du bien remontant le niveau général du genre.

 

 

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June 13, 2019

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