Interview : Adrien Lioure

03/10/2018

Pouvez-vous vous présenter en tant qu’écrivain ?

Je m’appelle Adrien Lioure, j’ai 25 ans, et suis auteur « amateur » en plus de travailler dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle, plus précisément en ventes internationales. Je me considère comme « amateur » puisque je n’ai pas, pour le moment, l’ambition de vivre de mes textes. Je me suis lancé en 2012 sur l’écriture d’un premier ouvrage intitulé Ennoïa, la grande ellipse qui est aujourd’hui bien rangé au fond de mes placards. Bien que fier de ce texte, il comporte trop de défauts pour que je puisse envisager une publication.

Ce n’est qu’avec mon deuxième texte achevé en 2016, L’Imagerie, que je me lance dans une publication gratuite en ligne sur des plateformes de type Wattpad et Fyctia, puis carrément en autoédition suite au petit succès populaire auquel j’ai eu le droit. L’Imagerie est encore très loin d’être un best-seller mais les nombreux retours positifs, ainsi que les quelques nominations et prix glanés en concours n’ont fait que me motiver davantage à prendre le temps d’écrire à côté de mes activités professionnelles.

Voilà pourquoi aujourd’hui je m’attelle à un nouveau projet : Désintégration.

 

Comment êtes-vous entrée dans le milieu littéraire ?

Je pense que paradoxalement, c’est mon goût prononcé pour le cinéma qui m’a poussé à écrire. Passionné par le 7eme art depuis toujours, j’ai très vite orienté ma carrière dans ce sens. J’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux scénaristes et ai pu découvrir leurs travaux. L’envie de raconter mes propres histoires est arrivée ainsi. Cependant, je trouvais qu’il était plus naturel pour moi de travailler sur une écriture littéraire et non scénaristique. Je pense tout de même un jour adapter un de mes romans en scénario. D’ailleurs, si vous me lisez, vous verrez vite qu’il y a un côté cinématographique à certains chapitres, découpés comme des scènes. Le cinéma est également très présent dans la narration.

 

Pouvez-vous nous présenter vos livres ?

Je vais me contenter de présenter L’Imagerie comme il s’agit de mon seul texte accessible en papier. L'Imagerie est un roman de science-fiction mettant en scène Alix, jeune étoile montante du cinéma, qui apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant, Sophie et Max. Pour l'accompagner dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Il s'agit d'un être à l'origine des maux et des douleurs des hommes. Derrière chaque blessure, qu'elle soit physique ou psychique, une Souffrance est à l'ouvrage. Mais jamais Dolorius n'avait eu affaire à une douleur si aiguë, si inassouvissable. Il comprend vite que pour sauver Alix, il n'y a qu'un moyen. Lui rendre Sophie et Max. C'est ainsi que les deux personnages feront tout pour tenter de rejoindre L'Imagerie, lieu mystérieux et inconnu où finissent les âmes des défunts.

L’Imagerie a gagné le prix coup de cœur d’un concours organisé par une communauté francophone sur Wattpad, mais a également été coup de cœur de l’équipe organisatrice d’un concours « univers alternatif » sur Fyctia. Sous son format papier, L’Imagerie a été désigné meilleur premier roman aux Indés Awards 2018, et a été en finale du prix des auteurs inconnus 2017-2018.

 

Pouvez-vous nous parler, et présenter vos projets futurs ?

Je travaille actuellement sur un texte qui s’intitulera Désintégration. Je sors ici totalement de la science-fiction et me consacre à l’univers étudiant. Ce prochain roman sera un triptyque sur la jeunesse d’un certain Rafaël, entre le début de sa vie étudiante, la fin de cette dernière et son grand saut dans la vie « adulte ». Les premiers chapitres de ce nouveau roman sont disponibles sur la plateforme Wattpad : https://www.wattpad.com/story/159551793-désintégration

Voici un premier brouillon de synopsis : Rafaël rencontre Sophie lors de sa première année d'école de commerce. S'en suivent huit années cruciales tant pour l'un que pour l'autre, durant lesquelles ils ne cessent de grandir et de se découvrir, de s'aimer et de se déchirer. A la transition de leur vie étudiante et adulte, le week-end de désintégration symbolise à lui seul ce tourbillon où ils se croisent et se perdent sans cesse. Deux nuits de fêtes pour oublier qu'il est bientôt l'heure de confronter ses rêves à la dure réalité. L'ivresse sera de courte durée.

 

Quelles sont vos motivations à écrire des histoires ?

Mon seul but est de faire voyager ces histoires au maximum. Chaque nouveau lecteur est pour moi une victoire et une raison de plus pour continuer cette aventure.

 

L’écriture, vous sert-elle de résilience ?

Je suppose qu’il y a un peu de ça, comme pour tout auteur. Ce qui est sûr (et drôle maintenant que vous me posez la question) c’est que je m’intéresse beaucoup à la souffrance et la résilience de mes personnages dans mes romans. Mes personnages principaux en bavent et j’adore décortiquer leurs réactions face aux épreuves qu’ils endurent. Peut-être s’agit-il là d’une sorte de catharsis, je ne sais pas.

 

Quelle est la question jamais entendue que vous rêveriez que l’on vous pose ? (Écrivez-la et répondez-y)

Vos différents textes sont-ils liés ?

La réponse est oui.

 

Pensez-vous qu’écrire c’est vivre la réalité de son imagination ?

Je pense plutôt qu’écrire permet de donner vie à mon imagination pour pouvoir partager mes univers avec le lecteur. Voilà la fin en soi de l’acte d’écriture selon moi. Je vis déjà beaucoup mes histoires dès lors qu’elles me viennent à l’esprit et que je les imagine. En d’autres termes, je les trouve déjà bien assez réelles à mon goût. Si je prends le temps d’écrire, c’est surtout pour pouvoir les présenter à d’autres et échanger à leur sujet.

 

Quel est votre roman préféré ?

La nuit des temps de René Barjavel, aussi bien pour l’ouvrage magnifique, que le parcours de ce grand monsieur.

 

Votre pire souvenir lors d’une dédicace ?

Je n’ai pour le moment pas eu l’occasion de faire de nombreuses dédicaces malheureusement. Cela s’est résumé à mon cercle proche jusqu’à présent. Une amie m’a tout de même demandé un « dessin » comme dédicace une fois, et dieu sait que je ne suis pas doué pour ça. Ce fût laborieux.

 

Quel est votre genre préféré lors de vos compositions ?

Je n’en ai pas vraiment, et c’est d’ailleurs pourquoi j’apprécie changer de genre à chaque texte. Je ne me suis par exemple jamais attaqué au thriller et j’avoue avoir une petite idée qui me trotte dans la tête… Mais ça ne sera pas pour tout de suite.

 

Qu’attendez-vous de vos ouvrages ? De vos lecteurs ?

J’attends de mes ouvrages qu’ils voyagent le plus possible. Voilà pourquoi je les rends disponibles à la fois gratuitement en ligne, mais également sous format papier et ebook au prix le plus bas possible pour pouvoir toucher un maximum de lecteurs.

De ces derniers, j’attends de la franchise lors de leurs retours et également de parler autour d’eux des textes des petits auteurs dont ils ont apprécié le travail.

 

Si vous deviez dire un mot pour vos lecteurs, quel serait-il ?

Allez au cinéma un peu plus souvent ! Et le piratage, c’est mal. Voilà, c’est tout.

 

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June 13, 2019

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