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Downrange

04/08/2018

 

Kitamura est essentiellement connu sous nos latitudes pour Versus, l'ultime guerrier et Midnight Meat Train. Deux œuvres stimulantes, dont la richesse et la dimension anarchique a parfois agacé, ou brouillé le sens de lecture. Mais le réalisateur n’a pas chômé depuis et semble avoir finalement trouvé un écosystème dans lequel canaliser sa furieuse créativité.

Un système simple, dans lequel une poignée de jeunes adultes, réunis dans le même véhicule grâce à une application de co-voiturage, devient la cible d’un sniper en série aussi précis que cruel. Downrange désigne en anglais la distance idéale de tir. Distance que connaît parfaitement l'artiste puisqu'il vient dès les cinq premières minutes du film à bout touchant. Coincé avec ses protagonistes dans un décor aux airs de huis clos calciné, tenu à une nécessaire retenue narrative, le cinéaste ne peut immédiatement lâcher sa bride.

Fini la sempiternelle introduction d’une bande de jeunes qui part s’éclater le temps d’un week-end. Pas de quarterback, de pom-pom girl ou de geek fumeur de joints (clichés dont La cabane dans les bois s’était intelligemment moqués). Ils sont en co-voiturage, ne se connaissent pas pour la plupart.

C'est donc, au vu du pitch, un survival qui se déroule sous nos yeux. Le scénario est certes basique et le dénouement sera somme toute assez prévisible, mais l'ensemble parvient néanmoins à être haletant voire assez jouissif par les scènes qu’il propose, notamment au niveau du gore et de la violence gratuite. Ça fait très série B d’accord, mais le final sera à l’image du film entier : surprenant et divertissant. Simple, mais efficace donc !

 

 

 

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June 13, 2019

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