Interview : Daniel Tahl

06/06/2018

Pouvez-vous vous présenter en tant qu’écrivain ?

Je suis né à Paris en 1973 et ai grandi dans les odeurs d’encens, bercé par les sons de guitare de Jimi Hendrix. Je fais clairement partie de la jeunesse des années 1980. Je suis écrivain, mais avant cela, auteur, musicien et compositeur.

Quand j’étais jeune, je n’aimais pas trop lire, sûrement parce qu’on me l’imposait à l’école.

Mon inspiration et mon goût des mots ne viennent pas de la littérature, mais de la musique. J’ai presque honte de dire que je suis notoirement inculte et que je n’ai pas lu beaucoup de poètes. Pourtant j’en suis un. Daniel Balavoine, Michel Berger, ou Bernard Lavilliers ne sont-ils pas des poètes ? Pour moi en tout cas, ils sont de maîtres.

Ensuite, je suis un storyteller, un créateur d’intrigues, j’adore ça.

 

Comment êtes-vous entrée dans le milieu littéraire ?

J’ai une âme d’artiste et pratique la guitare depuis 28 ans. J’ai été obligé d’abandonner ma vie de musicien professionnel faute de moyens dans la fin des années 1990. Ensuite, j’ai évolué dans le monde de l’informatique jusqu’à écrire un livre sur la méthode qui trouva un éditeur (Lavoisier) en huit jours !

Alors je me suis dit qu’il y avait là un signe…

J’ai ensuite voulu écrire ce roman qui a mûri dans mon esprit durant une bonne dizaine d’années jusqu’à ce que je me sente prêt à le rédiger, pour de bon. Le déclencheur aura été la rencontre avec celle que j’appelle ma muse, celle qui a le pouvoir de me faire couler ces mots, qui quand je les lis, me font penser qu’ils ne sont pas de moi !

Ainsi est paru mon roman « L’Homme à la tête de chat ».

 

Pouvez-vous nous présenter vos livres ?

Je n’ai pas envie de parler de mon livre dans le monde de l’informatique, même si cette première publication officielle fut une expérience enrichissante.

Le livre dont on parle aujourd’hui est mon premier roman intitulé « L’Homme à la tête de chat ». C’est la synthèse de toute une vie d’expérience, d’un chemin initiatique. C’est le récit d’un drame fondateur, qui a forgé l’âme d’un guerrier. Le livre raconte une histoire que je n’aurais su inventer si je ne l’avais vécue pour de vrai, celle d’une quête qui m’amena vers un destin que nul n’aurait su prédire. A la clé, un message universel que j’ai tenu à transmettre à mes proches tout d’abord, puis à ceux qui sauront le recevoir. Il ne s’agit pas d’un livre sur le développement personnel ou l’ésotérisme mais d’une œuvre artistique et philosophique appuyée par des mots tantôt tranchants, tantôt chantants et par de la poésie.

 

Pouvez-vous nous parler, et présenter vos projets futurs ?

Mon objectif est de vivre à plein temps de mon activité d’écrivain et d’artiste. Je suis intimement convaincu que c’est mon destin. Et c’est justement parce que j’en suis convaincu que cela va se produire.

Je travaille déjà sur mon prochain livre. La femme sera au centre de cet ouvrage.

J’aimerais aussi écrire des textes pour d’autres musiciens, participer à des projets d’album musicaux. Ensuite, j’aimerais vivre la moitié du temps à Moorea avec ma muse, là où réside mon ami Taniera, le sorcier tatoueur maori.

 

Quelles sont vos motivations à écrire des histoires ?

Le besoin de créer est plus fort que tout. Je suis un être sensible en connexion avec mes émotions. Je dois les exprimer. Que ce soit une guitare qui pleure ou de l’encre qui coule, ces choses doivent sortir. Avec l’âge et les expériences, les mots sont devenus des armes et je me plais à les manipuler dans mes textes afin de sculpter la forme de mes pensées.

 

L’écriture, vous sert-elle de résilience ?

Non, je n’ai pas besoin de l’écriture pour cela. Je suis déjà libéré.

 

Quelle est la question jamais entendue que vous rêveriez que l’on vous pose ? (Écrivez-la et répondez-y)

Vous écrivez dans votre livre « qu’il n’y a pas de monde sans observateur » et que donc que le monde n’existe que parce que vous le voyez, autrement dit que si vous vous éteignez, le monde disparaîtra.

Comment pouvez-vous dire cela ? Si vous disparaissez, moi je continue à vivre et exister.

Oui vous avez raison, et moi aussi. Ces deux vérités coexistent à l’intérieur d’un paradoxe qui caractérise la vie, ce qui rend les choses si difficiles à comprendre parfois.

 

Pensez-vous qu’écrire c’est vivre la réalité de son imagination ?

Absolument. Les mots incarnent ce qui reste informe, perdu dans l’esprit, pour exister dans la réalité.

 

Quel est votre roman préféré ?

L’Alchimiste

 

Votre pire souvenir lors d’une dédicace ?

Je n’ai aucun souvenir négatif de ce genre d’expérience, c’est toujours un immense plaisir pour moi de rencontrer un lecteur et de partager un moment d’émotion avec lui.

 

Quel est votre genre préféré lors de vos compositions ?

La poésie sans aucun doute.

 

Qu’attendez-vous de vos ouvrages ? De vos lecteurs ?

J’attends de mes ouvrages qu’ils offrent à mes lecteurs des émotions. Je ne devrais rien attendre en retour, mais pour être parfaitement honnête, qu’ils me fassent un petit retour sur ce qu’ils ont ressenti en lisant mes mots me touche. Je reste accessible via les réseaux sociaux pour cela.

 

Si vous deviez dire un mot pour vos lecteurs, quel serait-il ?

Faites ce que vous avez envie de faire, et je serai toujours là pour vous soutenir.

 

https://terre-en-ciel.com/content/6-le-livre

 

 

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June 13, 2019

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