Interview : Armonia Zyra

24/05/2018

Pouvez-vous vous présenter en tant qu’écrivain ?

Je suis romancière et poétesse indépendante. Mes thèmes de prédilections sont les problématiques sociales liées la famille.

 

Comment êtes-vous entrée dans le milieu littéraire ?

Je suis entrée en littérature par le biais d’un récit autobiographique. Cela dit, j’écris depuis très longtemps.

 

Pouvez-vous nous présenter vos livres ?

Mon premier roman raconte mon parcours de transition pour devenir une femme. Il s’intitule : « Je suis une poupée gigogne ». Je suis également l’auteure d’un recueil de poésie : un papillon dans la tête écrit conjointement.

 

Pouvez-vous nous parler, et présenter vos projets ?

Je corrige actuellement un deuxième roman. Il se déroule sur trois générations d’une même famille, empoisonnées par un lourd secret. Mais je n’en dirais pas plus.

J’ai un deuxième recueil en préparation et plusieurs romans en projet, dont un sur le thème de l’emprise psychologique exercée par une femme sur un homme.

 

Quelles sont vos motivations à écrire des histoires ?

J’aime aborder des sujets difficiles partant de faits réels. Lorsque j’étais enfant, je démontais tout ce qui me tombait sous la main, car j’étais avide de comprendre. Encore aujourd’hui, ma motivation essentielle est d’analyser des questions peu traitées.

 

L’écriture, vous sert-elle de résilience ?

Je crois que tous les créateurs s’investissent corps et âme. Mon premier livre reflète clairement un itinéraire de réappropriation. Au-delà de cela, je pense qu’un livre révèle toujours une histoire, expérience personnelle. Celui que j’achève actuellement n’échappe pas à la règle.

 

Quelle est la question jamais entendue que vous rêveriez que l’on vous pose ? (Écrivez-la et répondez-y)

Quelle est votre conception de l’écriture ?

Pour moi, l’écriture, c’est d’abord une solitude. Elle doit être hors de toute influence, de tout système, de toute construction. Elle n’existe que parce qu’elle est ce qu’elle est, dans l’instant de sa propre existence.

L’écriture est aussi liberté, car elle n’a pas besoin d’être sue pour exister. Elle n’existe que parce qu’on ne peut la contenir ; la corseter, l’exiger. L’écriture est avant tout une exhumation.

L’écriture enfin, c’est l’existence bien plus que l’existence elle-même. L’écriture c’est un mensonge qui existe.

 

Pensez-vous qu’écrire c’est vivre la réalité de son imagination ?

C’est une bonne question. Pour moi, le roman est plus vrai que vrai, car il transcende la réalité par la fiction. La description d’une réalité fictionnelle est aussi vraie que la réalité justement parce qu’elle est universelle. C’est la définition même du lien entre roman et réalité. Mes personnages, les histoires que j’invente sont vraies parce que justement ils dépassent la réalité. J’imagine souvent vivre dans une matrice littéraire. Ne dit-on pas : ma vie est un roman !

 

Quel est votre roman préféré ?

L’amant de Marguerite Duras

 

Votre pire souvenir lors d’une dédicace ?

Je n’ai aucune mauvaise expérience en ce domaine.

 

Quel est votre genre préféré lors de vos compositions ?

Mon genre préféré est le roman psychologique

 

Qu’attendez-vous de vos ouvrages ? De vos lecteurs ?

Les livres ont leurs existences propres et l’on ne peut jamais rien prévoir, ni le succès ni la déroute. J’attends de mes lecteurs qu’ils m’étonnent, réinventent mes livres.

 

Si vous deviez dire un mot pour vos lecteurs, quel serait-il ?

Je vous aime !

 

 

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June 13, 2019

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